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Poème Alice

"Le père à fait le premier geste
Amour corrompu dans l'inceste.
L'amour est mort, il la pénètre.
Des nuages passent par la fenêtre.

Il a quitté la maison, sans donner de raison.
Elle pleure en silence, s'emmure dans sa prison.
Qu'a-t-elle fait ? Quelles sont ces torts ?
Des nuages noirs passent au dehors.

Abandon total, Famille d'accueil
Ils l'enferment seule dans un cercueil.
Enfant battue, enfant martyre,
Des nuages les regardent l'anéantir.

Enfant souillée, enfant cassée,
Ils l'ont violée, ils l'ont brisée.
Pour quelques francs, ils l'ont vendue
Des nuages regardent et perdent la vue

L'enfant-objet n'a plus de vie,
La solitude pour seule amie,
Elle va mourir, c'est sans issu.
Des nuages pleurent sur ces abus

Les os brisés, la vie en miette
Son esprit lutte, c'est trop bête.
Son corps est mort mais elle vit,
Des nuages passent et lui sourient

Elle espère, elle rêve, demain sera rieur
pour s'échapper pour être ailleurs,
Une seule chose à faire : oublier.
Les nuages s'arrêtent pour la border.

L'enfant s'efface, la femme grandit,
Elle est bancale, mais elle vit.
L'amour existe, elle l'a trouvé.
Le soleil brille, il s'est montré.

Famille, mot dénuée de sens,
Famille, tu as éveillée ses sens,
Le cœur est figé elle le libère.
Le soleil répand sa lumière.

L'amour retrouvé, les enfants naissent,
L'amour explose, pour cette jeunesse.
L’amour salit, est nettoyé
Le soleil enfin l'a réchauffé.

Dans ce bonheur, une ombre passe,
toujours présente, elle la dépasse.
Creuse dans sa vie un gouffre immense.
Le soleil perd de sa vaillance.

Figée en haut de la falaise,
Alice plonge dans son malaise.
L'enfant endormie s'est éveillée.
La lune ne peut plus la protéger.

L'enfant crie, demande justice,
Elle veut sortir de ses abysses.
Réclame la vie, demande l'amour.
La lune s’éteint dans un bruit sourd.

Alice refuse la vérité, elle nie, elle se débat,
Cette enfant n'existe pas, elle ne se souvient pas.
Sa vie explose, son âme s'enfuit.
La lune se noie au fond du puits

Ses yeux aveugles, ne peuvent plus voir.
La luciole timide dans le noir.
Le froid l'enferme, il est glacial.
La nuit est noire, sans étoiles.

Alice sombre, elle ne lutte plus,
Toutes ses forces ont disparues.
Elle regarde sans cœur ses années heureuses.
La nuit grandit , furieuse, rageuse.

Une main, belle, chaude, se tend,
dans l'obscurité dans le néant.
La relève, la console.
L'aube s'ouvre au ras du sol.

Qui est donc cet homme, d'où vient sa compassion ?
D'où lui vient cette sublime passion ?
Sous ses yeux fermés, Alice sent sa chaleur.
L'aube grandit, elle n'a plus peur.

La lutte est rude, violente, épuisante,
Les chutes lassantes, les rechutes blessantes.
Il est là, toujours, vigilant, patient.
Le soleil revient... timidement.

La victoire est au bout, il suffit d'y croire,
Écorchée mais vivante, elle s'exprime dans l'art.
Laisse l'enfant renaître, sur le papiers, dans le dessin.
Le soleil la réchauffe en son sein.

L'enfant doit vivre, elle le mérite,
reprendre sa place, belle marguerite,
Au fond d'Alice, bien à l'abri.
Le soleil efface la barbarie.

Dans le silence des catacombes,
dans sa mémoire, dans les décombres,
Alice lui prend la main, la libère de son chagrin.
Le soleil s'envole vers son destin.

La vie est si simple, si étrange.
Comme une lune ronde, une mésange.
La liberté est retrouvée. La paix semble s'imposer.
Le soleil et la lune reprennent leur cycle... reposés."

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Membre certifié PsY en mouvement

Gérard Guichardon

Psychéthérapeute

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