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ANGOISSE

Texte emprunté à mon collègue et ami Gérard Wéry.

Les symptômes sont la preuve que l'organisme physique est en bonne santé et lutte (ex : la fièvre).

De même les symptômes psychologiques, l'angoisse, les névroses, sont la preuve que l'organisme psychologique, la psyché est en bonne santé mentale et lutte contre des microbes ou virus psychologiques

 

Au psy de décrypter les symptômes pour non pas lutter contre, mais les accompagner!

De même qu'en accompagnant la fièvre qui lutte, la fièvre finit par disparaître.

 

Un psychiatre enseignant la psychopathologie en cours de Travaux Dirigés dans un hôpital psychiatrique de la région bordelaise avait proposé à ses étudiants une théorie des  « maladies mentales » :

 

"Quand il y a un désaccord interne, une bagarre entre des désirs profonds d'épanouissement portés par la force vitale qui est en nous et des croyances qui bloquent et interdisent, la personne commence à ressentir un malaise, une angoisse.

Si l'angoisse augmente car la lutte interne ne se calme pas, on commence à parler de névrose d'angoisse (malaise profond sans cause consciente.) L'angoisse est le signe que quelque chose ne va pas, mais en général, comme c'est désagréable, on lutte contre sans chercher à comprendre ce qu'elle cherche à nous dire.

Puis l'angoisse augmente et se mettent alors en place des processus psychologiques de lutte pour chercher à nous guérir.

Selon nos expériences de vie et les mécanismes appris souvent par hasard... les processus de lutte sont différents :

  • La somatisation : Le corps dit avec des maux ce que la psyché ne peut dire avec des mots... Ce que l'on appelait en un temps la « névrose hystérique ». Il s'agit de toutes ces maladies dites psychosomatiques, que la médecine nomme parfois « essentielles » (ce qui peut vouloir dire : « c'est comme ça, et on ne comprend pas »!), ou « cryptogènes » (c'est à dire d'origine inconnue, mais avec les racines grecques ça fait plus sérieux et scientifique!) voire « auto-immunes »(qui signifie que le corps se détruit lui même.)

  • L'externalisation : la personne projette à l'extérieur d'elle même l'angoisse qui est trop insupportable, et l'associe à un stimulus extérieur par exemple une araignée. Il reste un fond d'angoisse, mais tant qu'il n'y a pas la présence du stimulus associé, ça reste supportable.... C'est ce que l'on nommait la névrose phobique. Mais si l'angoisse augmente néanmoins, et comme de toutes façons le mécanisme d'externalisation ne résout pas la lutte interne, alors se met en place le troisième processus de défense :

  • L'évitement. Il s'agit ici de mettre en place tout ce qui peut permettre d'éviter de se confronter à l'angoisse, et c'est ce que l'on appelait la névrose obsessionnelle où l'on retrouve les personnalités psycho-rigides, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), les addictions (boulimie, alcoolisme, drogues etc...) les pervers narcissiques....

 

Malheureusement parfois l'angoisse augmente encore car la lutte intra psychique est trop violente, et nous passons aux décompensations psychotiques (schizophrénie, paranoïa, psychose maniaco dépressive, bouffées délirantes aigües etc...) chacune de ces psychoses se mettant en place, comme les névroses, en fonction des expériences de vie et des mécanismes appris.

 

Ces appellations existaient en psychopathologie dans les années 70... Aujourd'hui, le DSM (manuel psychiatrique financé par les multinationales pharmaceutiques) ne parle plus de névroses ou de psychoses mais de troubles, de symptômes, contre lesquels les médicaments sont censés lutter.

 

Il est certain que cette approche de la souffrance psychique va à l'encontre des habitudes actuelles et de la demande de la pilule du bonheur qui va résoudre TOUT DE SUITE le problème, sans qu'on ait à faire le moindre effort; Il est certain que cela va à l'opposé de cette société qui nous pousse à ne plus assumer nos propres responsabilités pour une vie autonome et à remettre notre libre arbitre entre les mains d'un autrui qui décidera pour nous....en nous aidant à étouffer en nous les symptômes qui cherchent à nous dire que quelque chose ne va pas....

 

Je crois que mon travail de psy consiste au contraire à aider les personnes en souffrance à reprendre leur vie en main, en écoutant ce que leur dit leur guide intérieur, pour se libérer de toute emprise, y compris l'emprise des médicaments à vie... y compris en se libérant le plus vite possible du psy!

 

 



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Membre certifié PsY en mouvement

Gérard Guichardon

Psychéthérapeute

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